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Voies de communication, durée de transport, temps de communication
Amélioration du réseau routier
Pendant le règne de Louis XV, le réseau routier de la France est amélioré grâce à l’établissement de la corvée royale impopulaire mais efficace et à l’activité de l’administration des Ponts et Chaussée.
Les grandes villes du royaume et notamment les ports d’exportation tels que Bordeaux, Nantes et Marseille sont bien reliés à la capitale par des routes pavées. Plus de 30 000 kilomètres de routes sont construits. Cependant, les routes secondaires et les chemins sont négligés et restent en mauvais état.


L’évêque de Mende Comte de Gévaudan fait son possible pour rendre son diocèse accessible par des routes praticables à toutes sortes de voitures.
Il commence par faire élargir les chemins d’anciennes constructions, adoucir les pentes et construire des ponts. Puis il s’occupe à établir une communication libre et praticable aux voitures avec les provinces de Languedoc et d’Auvergne.
L’établissement de la route par le Pompidou permet de se rendre de Mende et de Marvejols à Alès et l’établissement d’une grande route permet de se rendre de Mende jusqu’au Rouergue,
La grande route d’Auvergne par St Flour est améliorée par la construction d’ouvrages neufs, à la sortie de Mende, à Rieutord, St Amans, Serverette, St Chély, et la Garde. La route du Velay est également améliorée.


Mesures des distances au XVIIIème siècle :
•Grande lieue : environ 8 km
•Lieue kilomètrique : 4 km
•Lieue de poste : 2000 toises soit 3,898 km
•Toise : 1,949 mètre


Un exemple de grands travaux de construction de route sous le règne de Louis XV : La route d’Auvergne de Montpellier à Clermont par la Chavade :


En 1716, Louis XV ordonne d’ouvrir une grande route de communication entre le Bas-Languedoc, l’Auvergne et Paris. Clermont et Montpellier sont les pôles extrêmes le Puy et Alès sont les étapes intermédiaires.
Le projet est rapidement exécuté en Auvergne entre Fix St-Genest et Clermont.
La section entre le Puy et Alès prend du retard à cause des rivalités entre Vivarais et Gévaudan.


1724-27 : Une étude menée par les Ponts et Chaussées privilégie l’itinéraire le Puy, Langogne,
Villefort, Alès.
Le 2 décembre 1731, les Etats du Languedoc en appellent au roi pour assurer le financement du projet au 2/3 par une taxe de 5 sols par minot de sel, le reste étant payé par moitié par la province et moitié par les diocèses traversés.
Le Vivarais délaissé se récuse et adresse au roi un mémoire où sont développés les avantages du tracé par Mayres et Aubenas, notamment pour l’exploitation des bois pour la mâture marine.


1748 : Après une longue période d’attente, Louis XV demande aux Etats du Languedoc une
contribution de 500 000 livres répartie sur huit années pour la route d’Auvergne. Ce qui est accepté. 
Une nouvelle étude du parcours est engagée qui conseille au roi de fixer son choix sur le projet
Vivarois : ‘’Projet moins coûteux et plus riche d’avenir’’.


1759 : Les plans et les devis sont terminés, les travaux peuvent débuter sur le trajet Alès, St
Ambroix, Joyeuse, Aubenas, Thuyets, Mayres, Peyrebelle et le Puy .


1762-63 : Réalisation des ouvrages d’art, ponts de Maison-Neuve sur le Chassezac, Gueule d’enfer près de Thuyets sur l’Ardèche et Portaloup à Mayres, ponceaux et murs de soutènement sur la section Mayres-Peyrebelle.


1764-69 : Travaux de la côte de Mayres à la Chavade.


1773 : la maîtrise d’oeuvre est effectivement remise à la province
Construction du pont de Lamotte et autres constructions pour compléter l’ensemble des ouvrages prévus.


1774-78 Exécutions des gros et second oeuvres


1778-80 : Finition des parapets murs et fossés


1780 : La route est ouverte au roulage,


Temps de construction 15 ans, Coût : # 3 millions de livres, dépense d’entretien 2 000 livres / an.
A partir de Peyrebelle et jusqu’au Puy, il faut utiliser les chemins diocèsains du Vivarais jusqu’à Pradelles et la Sauvetat puis du Velay, de la Sauvetat jusqu’au Puy. La section Peyrebeille-le Puy sera construite sous l’empire, suivant un tracé proche de l’actuel tracé. Il a été désigné ‘’route Napoléon’’.


Principales voies de communication en Gévaudan
Pour le Gévaudan, les cartes de Cassini (*) représentent le réseau des routes et des chemins que nous pouvons
résumer comme suit :
(*) Les cartes de Cassini sontlangognecassinireduitedessinées environ 25 ans après la période de la bête du Gévaudan.
La grande route venant de Clermont passe par St Flour et pénètre en Gévaudan à proximité du château de la Garde sur la paroisse
d’Albaret Ste Marie, elle arrive à St Chély.


Au départ de St Chély :
•La route du Malzieu se poursuit au sud est vers St Alban puis Fontans et arrive à Serverette.
•Un tronçon commun qui se partage en deux branches au sud de St Chély
•La route vers Aumont puis Marvejols
•La route vers Serverette, St Amans et Mende


Au départ de Langogne :
•La route de Pradelles
•La route de Mende
•La route de Saugue, par Ancette et Les Plantas (Esplantas)
•La route d’Alès par la Bastide et Villefort


Au départ de Saugues
•La route vers le Puy par Monistrol d’Allier et Bains
•La route vers Langeac
•Un tronçon commun jusqu’au-delà de Biasse (au sud des Plantas) qui se partage en deux branches
•La route vers Langogne par Ancette Montgros et Naussac
•Le chemin vers Mende par Thoras, le Chayla, la Croix de Bor, col des 4 chemins, Estables St-Amans


Noter :
Il n’y a pas de route qui relie le Malzieu à Saugues et les seuls passages de la Margeride sont la
route de Mende à Langogne et le chemin de Mende à Saugues qui présente un parcours très difficile
Il n’y a pas de route ni de chemin représenté aux abords de Grandrieu.


Au départ de Pradelles en Vivarais :
•La route du Puy par la Sauvetat
•La route d’Aubenas par la Chavade et Thueys
•La route de Langogne


Durées des transports et temps de communication
Les transports des personnes sont assurés par coches ou par diligences, les gens de qualité utilisent
les carrosses, les petites marchandises sont transportées par messageries. La vitesse moyenne de
déplacement de ces véhicules permet de parcourir environ 50 km/jour. Dans ces conditions, Il faut
environ 14 jours pour aller de Montpellier à Paris, environ trois jours pour aller de Mende à
Montpellier, un jour pour aller de Mende à Langogne ou de Mende à St Chély ou le Malzieu. Le
temps de parcours de Mende à Saugues est plus long compte tenu de la distance et de la difficulté
du chemin, deux jours sont probablement nécessaires.


Pour les courriers urgents, on utilise les ‘’exprès’’ (cavaliers). Le temps de parcours est
probablement de l’ordre de la moitié du temps de transports des personnes. Un courrier ‘’exprès’’ va
de Mende à Montpellier en environ 2 jours, c’est à dire que la réponse au courrier ne parvient pas à
l’expéditeur avant au moins 6 à 7 jours, à condition que les intempéries le permettent (*) (**) (***).


(*) Ainsi, le 1er novembre 1764 M. Duhamel rédige un courrier à l’attention de M. de Moncan, la
neige qui tombe retarde le courrier de 1 jour, l’exprès part le 2 novembre et M.Duhamel reçoit la
réponse de son supérieur par exprès le 10 novembre. Noter qu’avant de répondre, M. de Moncan a
consulté l’intendant et les commissaires du Languedoc, ce qui a du prendre 2 à 3 jours.
(**) L’exécution de Robespierre le 28 juillet 1794 à Paris sera connue à Privas le 2 août suivant, soit
5 jours plus tard.
(***) En avril 1765, M. Lafont estime qu’il lui faut un jour et demi pour se rendre de Mende à Alès.